Au Cameroun  vivent pas moins de  2OO ethnies aux coutumes différentes les unes des autres .Ces ethnies sont regroupées en une structure de base qui est la " communauté villageoise" correspondant dans la réalité camerounaise à la chefferie traditionnelle. Elle est une structure administrative particulière dans la mesure où celle-ci est  placée sous la tutelle du ministre de l’administration territoriale et elle est régie par un texte particulier, le décret n° 77 – 245 du 15 juillet 1977. La chefferie traditionnelle est également une structure authentique parce qu’elle reflète le Cameroun dans sa diversité culturelle.

C’est l’article 1er alinéa 3de la constitution reformée de 1996  qui reconnait et protège les valeurs traditionnelles

Pour parler des chefferies au Cameroun nous distinguons :

  -la chefferie du premier  degré (nommés par le premier ministre)

 -la chefferie du deuxième degré (chef de groupement nommé par le MINAT)

-la chefferie du troisième degré (nommé par le préfet et comprenne le chef de quartier, de village)

-LES ATTRIBUTIONS DU CHEF TRADITIONNEL AU CAMEROUN

En fait le chef traditionnel est un auxiliaire de l’administration

Qui : 

    -exerce les fonctions d’accompagnement

    -transmet à la population les directives des autorités administratives et en assure l’exécution    

    -recouvre les impôts et taxes de l’Etat et des autres collectivités publiques dans les conditions fixées par la réglementation

-recoure  sous la direction des autorités administratives  compétentes au maintien de l’ordre public  et développement économique et social et culturel de leurs unités de commandement

- il doit aussi procéder à des conciliations ou arbitrages entre leurs  administrés

 

QUELQUES OBLIGATIONS DU CHEF TRADITIONNNEL

                         

- Il a l’obligation de résidence (il doit résider sur son territoire de commandement)         

 - il doit assumer les obligations professionnelles liées à sa charge

 - il est noté et passible de sanction

En tant qu’auxiliaire de l’administration le chef traditionnel a droit à :

 -la rémunération                                                                                                                        

  -la protection

Bien qu’étant une autorité administrative le chef traditionnel est passible de sanctions :

Il peut faire l’objet d‘un

- rappel à l’ordre

-l’avertissement

- blâme avec suspension

- la destitution

Ceci étant la question se pose encore au Cameroun sur le respect du chef traditionnel après l’avoir présenté comme une autorité qui est la tête de la chefferie nous constatons qu’au Cameroun  le chef de village est particulier à l’ouest du Cameroun « en zone bamilékés »la particularité de celui - ci se caractérise par le fait qu’on le vénère comme un Dieu.Les populations le plus souvent sont victimes de nombreux abus , de corruption , escroquerie cela explique peut être le refus d’obtempérer des populations  il est cependant important de noter l’administré peut poursuivre l’administration ( le chef traditionnel) devant le juge administratif , puisque cette autorité prend des actes administratifs  les chefs traditionnels peuvent aussi faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir

Suzanne:[email protected]

 

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