Comme il fallait s’y attendre, Kamto et compagnie ont été transférés à la prison centrale de Kondengui très tôt le 13 Février 2019. Pour la plupart des camerounais, on ne pouvait pas défier indéfiniment l’Etat et fouler aux pieds les lois de la République surtout lorsqu’on est un homme de loi.

Tout a commencé au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre 2018 où Monsieur Kamto s’est autoproclamé Président élu en violation des lois de la république. La suite, c’est un scénario de film bien orchestré avec pour finalité une insurrection.

La première fausse note dans ce film, c’est la rue qui n’a pas répondu à l’appel. En effet, les stratèges du MRC ont misé sur l’artiste Valsero pour attirer les jeunes mais ce fut un échec total. La prestation de serment du président Kamto a juste attiré un dizaine de badauds.

La contestation légale des résultats de l’élection présidentielle auprès de la cour constitutionnelle sera également un échec puisque les avocats de Monsieur Kamto n’ont pas été en mesure de présenter les preuves de leurs dires. En effet, le candidat Kamto n’a pu avoir de représentants dans les bureaux de vote que dans les grandes villes et c’est uniquement les pv de ces bureaux de vote qu’il détenait. Sur quelle base donc il affirme avoir gagné les élections ? Il est le seul à détenir cette réponse…

Les appels à manifestation pour contester les résultats de la cour constitutionnelle sont aussi un cuisant échec pour le candidat Kamto.

Le dernier recours du malheureux candidat a donc été l’activisme et l’appel à la haine. A travers Internet et certains médias, Kamto  et ses sympathisants vont créer un problème inconnu par la majorité de camerounais : le tribalisme. Ce mouvement sera plus violent à l’étranger et les premières victimes ont été les artistes ayant soutenu Paul Biya. Ils sont interdits de concerts en Europe et aux Amériques. Au Cameroun, mis à part une centaine d’adeptes qui cherchent absolument à créer un incident pour faire intervenir la communauté internationale censée les aider à prendre le pouvoir comme Ouattara en Cote d’Ivoire, toutes les initiatives n’ont été que des échecs.

Le 26 janvier 2019 reste pour la majorité des camerounais le jour où la ligne rouge a été franchie. En France et en Allemagne, les ambassades du Cameroun dans ces deux pays sont saccagés par les partisans de Kamto ; les portraits du Président Biya sont déchirés et remplacés par ceux de Kamto à qui on demande de nommer immédiatement  des nouveaux ambassadeurs. Au Cameroun, malgré l’interdiction, des marches sont organisées et certains cadres du MRC vont affirmer avoir reçu des balles tirées par des policiers camerounais. Le même soir Maurice Kamto va descendre à Douala pour assister ses membres victimes des violences policières.

L’arrestation et la mise sous mandat de dépôt de ces hors la loi correspond à la fin d’un film qui a manqué cruellement de figurants et où les promesses et le soutien  des sponsors ont été retardés par des cas de force majeure comme le phénomène « gilets jaunes ».

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